~~ Dans l'étroitesse de mon âme ~~
21/04/2007 09:34 par lumiere
Dans l’étroitesse de mon âme, mes idées ont des envies de prendre le large… Des idées de grandeur, de liberté, de pouvoir d’analyse des évènements, mais également de sentiments intérieurs ou extérieurs. Pas toujours évident ! Analyser la vie, le quotidien, des états d’âme, ceux des Hommes mais aussi les miens (pour ça c’est pas gagné !) Toujours plus facile d’analyser les évènements extérieurs qui nous touchent beaucoup moins que ceux qui nous sont véritablement trop proches, auxquels notre jugement se montrera plus subjectif, parfois plus « cool » mais parfois également plus tranchant, plus cassant envers soi même ! C’est toujours, par notre choix, soit un extrême très indulgent, soit l’autre plus dur ! Alors que nous savons, pertinemment, que l’Homme n’est pas parfait ! Il est doté de qualités mais également de défauts… A lui, de s’en accommoder ! A lui, d’apprendre à s’aimer avant tout tel qu’il est même s’il ne s’aime pas, pour ensuite aimer les autres ! Mais n’arrive t’il pas, parfois, que l’Homme, n’ayant pas appris à s’aimer, en premier lieu, se jette à corps perdu en l’amour des autres, un peu comme s’il cherchait à combler un manque ? Qu’il finisse par préférer à s’occuper d’autrui plutôt que de lui même ? Une sorte d’humaniste peut être ? Une envie d’apprendre à aimer autrui, à comprendre la nature humaine, pour qu’au final, on apprenne à l’aimer, lui ? Puisqu’il a souffert de ce manque d’amour ! Oublier ses ennuis à travers ceux d’autrui, apprendre à les soulager, les soutenir, ressentir leur mal être, être inquiet au point d’en être assailli jour et nuit pour trouver LA solution à leurs problèmes… pour enfin connaître un sentiment de bonheur en se disant « bon, ça c’est réglé ! Il ou elle est heureu(x)se» et toujours continuer ainsi, jusqu’à la fin de sa vie. Pouvoir se dire sur son lit de mort, j’ai donné tout ce que j’avais, et les personnes sont heureuses alors je peux partir ! Ma tâche est accomplie… Pouvoir sourire face à la Mort en ne regrettant rien en ayant enfin la réponse à la question « Pourquoi suis je sur Terre ? » ou encore « Quel est mon rôle ? ». Pouvoir se repaître du bonheur des autres, c’est mon quotidien ! En m’efforçant de consolider ce bonheur si tangible ! Chaque jour, récolter un regard doux ou un sourire… quel pur bonheur ! Alors certaines personnes jugeront ce comportement comme étant égoïste, d’autres comme altruiste, moi, je m’en fiche, je le juge comme m’étant propre…Peut être est ce se sentir utile en ce bas monde, et voir le monde plus heureux ?
Parce qu'elle rêve d'un monde meilleur, d'un monde uni, un monde humain, et que son regard ne croise aucun signe de ce monde là, elle se sent triste, aujourd'hui....
Très triste, trop triste peut être....
L'Homme serait il un éternel insatisfait ? Ne peut il pas se contenter du peu qui lui a été accordé ? A savoir : vivre, rire, voir, pleurer, penser, manger, sentir, aimer et tant d'autres choses encore ? Pourquoi ce que l'Homme voit plus loin est t'il plus intéressant, plus attrayant pour lui que ce qu'il a sous les yeux, à portée de mains ? Je pense que la réponse est dans cette petite histoire que j'ai recueillie dans le livre de Bernard WERBER "Les Fourmis"
Il était une fois un tailleur de pierre qui en avait assez de s’épuiser à creuser la montagne sous les rayons de soleil brûlants. « J’en ai marre de cette vie. Tailler, tailler la pierre, c’est éreintant… et ce soleil, toujours ce soleil ! Ah ! Comme j’aimerais être à sa place, je serai là haut tout puissant, tout chaud en train d’inonder le monde de mes rayons » se dit le tailleur de pierre. Or, par miracle, son appel fut entendu. Et aussitôt, le tailleur se transforma en soleil. Il était heureux de voir son désir réalisé. Mais, comme il se régalait à envoyer partout ses rayons, il s’aperçut que ceux-ci étaient arrêtés par les nuages. « A quoi ça me sert d’être soleil si de simples nuages sont plus forts que le soleil je préfère être nuage ». Alors il devient nuage. Il survole le monde, court, répand la pluie, mais soudain, le vent se lève et disperse ce nuage. « Ah, le vent arrive à disperser les nuages, c’est donc lui le plus fort, je veux être le vent », décide t’il.
- Alors il devient le vent ?
- Oui, et il souffle de par le monde. Il fait des tempêtes, des bourrasques, des typhons. Mais tout à coup, il s’aperçoit qu’il y a un mur qui lui barre le passage. Un mur très haut et très dur. Une montagne. « A quoi ça me sert d’être le vent si une simple montagne peut m’arrêter ? C’est elle qui est la plus forte ! » dit il.
- Alors il devient la montagne !
- Exact. Et à ce moment, il sent quelque chose qui le tape. Quelque chose de plus fort que lui, qui le creuse de l’intérieur. C’est… un petit tailleur de pierre !
Depuis fort longtemps, l’Homme a besoin de se construire une image, une identité… comme un besoin vital ! Vouloir être ceci ou cela… n’est ce pas paraître alors que l’on est déjà autre chose ? Se cacher derrière une image comme une carapace de peur de se faire démasquer… se façonner derrière une image que l’on souhaiterait être !!! Pourquoi ne pas rester naturel tel que l’Homme peut être ? Besoin de sentir les flatteries pour son ego ? Et si l’Homme ne se voyait pas tel qu’il est vraiment ? Celui qui se croit simple ne serait il pas un peu compliqué ? Celui qui se croit entouré ne serait il pas seul en réalité à la recherche d’un entourage qui n’arrive pas ? Celui qui se dit franc ne serait il pas un peu menteur par instants pour qu’on sache l’admirer, qu’on le flatte ? Celui qui rêve d’une Cour à ses pieds ne serait il pas l’Homme le plus seul au Monde ? Celui qui croit qu’on parle sans cesse de lui, souffre t’il vraiment de paranoïa ou rêve t’il que l’on s’occupe de lui, que l’on fasse un peu attention à lui ? Souvent bien des fois, j’ai découvert l’Homme dans sa « nudité », sa totale vérité.... et l’image qu’il se crée est généralement son contraire, son opposé, un miroir inversé… alors pourquoi ne pas rester soi même et continuer d’avancer dans la vie sans barricade qui renvoie de nous une image erronée ?
Le Printemps est là et bien là avec cette soif de renouveau… ses rêves pleins d’espoirs, ses projets incessants qui s’accumulent les uns aux autres, certains jugés irréalisables, d’autres plus raisonnables mais pourquoi ce besoin de classifier les choses ? L’espoir ! N’est ce pas magique de pouvoir en avoir encore, ne serait ce qu’une once ? Pouvoir espérer que nos rêves se réalisent dans le tumulte de la vie quotidienne ? Pouvoir souhaiter enfin vivre en harmonie les uns les autres ? Utopie me direz vous ! Et pourtant… Il ne tient qu’à l’Homme de faire un effort dans ce chaos de l’incertitude et de la solitude pour enfin voir renaître la fraternité. Pouvoir enfin parler à nouveau de l’Humanité, l’Humanité retrouvée dans cet envol de solidarité. Cette force qui m’anime n’est pas de l’utopie mais tout simplement un très fort optimisme qui ne décroît pas alors par pitié, soyez indulgent(e)s, ne brisez pas mes rêves…. Merci !