A nos absents disparus
02/11/2010 22:40 par lumiere
En ce jour de Toussaint
Croyants et non croyants souhaitent la fête
A leurs absents si proches, presque voisins
Qui occupent sans cesse leurs pensées au point de faire tourner la tête.
A vous partis si tôt, trop rapidement
A vous que nous n’avons pas pu dire au revoir
Nous vous aimons infiniment
Et pleurons toutes nos larmes de désespoir
Vous sentir si près de nous
Est pour nous comme une bouée à la mer
Elle nous aide à avancer, à tenir debout
Elle nous guide et allège nos peurs amères
La flamme de la bougie étincelle au fond de la nuit
Elle nous aide à nous sentir moins seuls
En sentant votre amour pour nous infini
Les spectres vont et viennent comme ils le veulent.
Ames d’ici, âmes d’ailleurs
Instaurant un monde meilleur
Par votre amour distillé
Vous continuez d'exister…
Comme trop longtemps endormie
Je retrouve ma vie
Comme si je n'avais pas vécu durant un an
Aveugle, avançant tristement
Cette blessure ouverte, la perte de mon ami
Et si longues me semblent les nuits
Enfin plutôt les soirées sans bavardages
Synonymes de partages
Qu'ils me semblent loin et pourtant
C'était il y a à peine un an....
Voilà 9 mois que tu n'es plus là
Et j'avance dans tout ce fatras
Cette douleur si longtemps enfouie
Est à nouveau présente car elle a ressurgi
Sans mots, sans crier garde
Il va falloir enfin que cette fois en face je la regarde...
Je laisse mes regrets m'assaillir
Mais je ne laisserais pas la douleur me faire défaillir
Trop belle est la vie malgré ses reflets troubles par instant
Profiter de cette lueur le plus possible, le plus longtemps...
Je vais continuer ma route
Enveloppée momentanément de doutes
Un peu sonnée
Un coeur écorché
Des mots et sensations mêlés
Mélangés sans pouvoir discerner
Le bien du mal
Comme une toupie tournant de façon infernale
Une envie d'hurler comme une confidence
Mais tue car aucune oreille de confiance
Aux alentours à l'horizon
Besoin d'être au diapason
Et pourtant chose impossible
Dans ces instants impassibles !
Besoin de repli
Comme une envie
Un besoin de panser ses plaies
Ne faire que ce qu'il me plaît
Oublier et se consoler
Vivre un instant caché
Pour en sortir grandi
Pour affronter la vie et ses non dits
Ne pas écouter les alentours
Laisser parler les vautours
Entourer de velours
Ce coeur trop lourd
Seule au bout de ce cul de sac
Je me suis prise comme une grosse claque
Comme si tout à coup était tombée la nuit
Comme si immédiatement j'avais grandi
Du stade enfant passé à celui d'adulte
J'ai évolué du stade immature et inculte
A celui des sensations et des réflexions
des émotions et de la méditation.
Cette voix à l'intérieur si silencieuse
Me guidant sur cette voie lumineuse
Le monde de la vie est si vaste
Nécessité de ne pas s'arrêter sur les idées néfastes.
Vivre la vie comme il se doit
Se construire un toit
Livrer d'éternels combats
Dont grandi on s'en sortira !
Sans cesse, agir et encore agir
Pour surtout ne jamais subir
Apprendre à aimer, à donner
Et se laisser guider
Mots et sentiments enfouis, ressurgis sans crier gare de nulle part, d'on ne sait où... du plus profond de mon être et de mon âme ! Comme si à force de vouloir les enfouir pour mieux les dissimuler et ne pas écouter son égo et choisir de devenir bouddhiste je n'arrivais pas à faire taire cette voix intérieure qui me demande de pleurer encore et encore afin de pouvoir panser mes peines et mes blessures !
Pourquoi ces larmes silencieuses coulent elles fiévreuses sur le flanc de mes joues ? Suis je en train de m'apitoyer sur mon propre sort ou est ce tout simplement ton absence si longue qui me pèse ? Notre amitié qui a su se forger peu à peu, si doucement mais avec cette assurance si certaine que rien ne la détruira parce que nos points communs nous faisaient considérer comme frère et soeur. Nous étions comme inséparables et pourtant... Pourtant.... il a fallu que la vie le fasse à notre place ! Pourquoi ? Nous étions si heureux de parler de choses graves ou de jardinage ou de chats, à nous envoyer des musiques qui nous plaisaient..... Bouddha en a voulu autrement ! Et pourtant tu avais tant souffert par ton enfance et ses douleurs qui te faisaient si mal dans le bras j'aurais dû te dire d'aller voir le médecin peut être étaient ce les prémices de ce qui te fut fatal... Je ne le saurai jamais et j'aurais toujours ce doute en moi et je m'en voudrais toujours de t'avoir, ce soir là, envoyer un mail pour te dire que j'étais fatiguée.... alors que ce soir là cela te fut fatal ! Peut être aurai je pu appeler les secours si ça t'était arrivé alors qu'on papotait.... Peut être.... mais peut être que non également et ce fardeau je l'aurai toujours avec moi ! ce sera mon lot de doute jusqu'à la fin ! Je sais que tu ne souhaites pas cela et que je me tourne vers le présent.... pour vivre tout simplement comme tu le disais si bien ! Je sais que tu ne m'en veux pas.... Un jour je viendrai avec mon mari te voir à la Pagode ! Bientôt cela fera 9 mois que tu es parti.... ton absence est si longue ! Et on aurait tellement de choses à se dire vu le contexte politique actuel avec les manifestations sur les retraites et les grèves avec le carburant... Tu dois bien rire de là haut !
Ma peine s'est apaisée ce soir peut être reviendrai je par ici de temps à autre, Billetdoux. Mais sache que tu es toujours comme un frère et ma Laotong !
Sur les alizés du bonheur
Je me laisse emporter
Vers cette infinie douceur
Emplie de gaieté et de légèreté
Il a un goût sucré salé
Saveur affinée après chaque jour passé
Je m’en délecte avec volupté
Avec la crainte toutefois de le voir s’effacer
Ma conscience m’entraîne
Vers un flux de pensée positif
Sans nulle idée vaine
Sans un mot incisif
Profiter de chaque instant passé
Comme si je ne devais jamais le revivre
Sans ce sentiment de mélancolie exacerbé
Reflet mélangé tentant de survivre
Dans le miroir de mes insomnies
Je m’efforce de sourire
Vers ce futur insoumis
Qui m’empêche de dormir
Chaque fois que je vais mal ou bien
Tu es là et tu me soutiens
Avec tes mots si doux et tes phrases brutales
J'aime les entendre même si je m'étale
Un peu plus bas dans ma morosité
Car je sais que je vais me relever à coups de pieds
Pour enfin, sourire à l'avenir..........
Le monde est grand, le monde est vaste ! Lorsqu’on le contemple de haut, il est si beau à regarder, tant de beautés, tant de puretés naturelles…
A lui seul, il forme
Cette Terre si unitaire, si unique, se retrouve parcellisée sous la loi des Hommes. N’en est elle pas défigurée ? L’Homme ne pourrait il pas vivre sans frontières pour un peu plus de bonheur ? Ce bonheur si virtuel et pourtant bien quantifiable….
Une harmonie ne pourrait elle pas être créée ? Pourquoi faut il que l’Homme acquiert ? Alors qu’il sait, pertinemment que rien n’est acquis ! Tout peut changer en cinq minutes, l’espace d’un instant…..
Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.
Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.
Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. « J'ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »
La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »
Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes à trouver ce qu'elle a de bon en elle.
Donc, à tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !
Bonne Journée